Bijoux en verre

 

 

Gabrielle : Tú Anh, tu as une activité vraiment très sympa, est-ce que tu pourrais nous en parler, nous expliquer ce que tu fais ?

 

Tú Anh : Alors je suis créatrice de bijoux en verre, et je travaille principalement le verre de Murano, qui est un verre coloré que je reçois en baguettes , et je le travaille au chalumeau. Après, je travaille aussi le verre en plaque, ça s’appelle du « fusing » ; et je le fusionne au four, à différentes températures, en fonction de ce que je veux obtenir. Mais le verre de Murano qui se travaille en baguettes, ça s’appelle du « verre filé » aussi, parce qu’à partir de ces baguettes, je les file à la dimension que je veux et après avoir filé, je dessine sur mes perles, donc je les sculpte, je mets la forme que je veux et j’… j’incorpore aussi des matières, que ce soit de la feuille d’argent, de la feuille d’or, enfin, tout ce qui ne brûle pas à 700 degrés. Voilà.

 

Gabrielle : Donc tu fais uniquement des bijoux, ou il y a d’autres objets que tu fabriques aussi ?

 

Tú Anh : En fait, le verre, l’utilisation du verre est vaste dans le sens où, déjà, nous, on en connaît pas mal dans notre vie quotidienne. Mais je peux aussi faire des bougeoirs … Je peux le sculpter en fleurs pour en faire des broches . Je peux graver le verre, donc le dichroïque, donc ça c’est une autre forme de travail du fusing. C’est… Le dichroïque, en fait, c’est une fine couche de métal collée sur du verre, et c’est la NASA qui a créé ce système, pour les hublots de vaisseaux , pour que ça réfléchisse la lumière . Et nous, ça nous permet de le graver et d’en faire le motif qu’on veut et de le fusionner par la suite. Donc en fait la, la gravure se fusionne avec le verre et on a, on a un motif qui apparaît de différentes couleurs et c’est pour ça que ça s’appelle du « dichroïque », d’ailleurs, on voit différentes couleurs dans ce verre.

 

Gabrielle : D’accord. Donc c’est très diversifié, ça a l’air passionnant.

 

Tú Anh : Ah ouais, oui, oui. Le verre… Comme ça devient liquide, déjà, quand on le chauffe, on peut le reformer, on peut le réutiliser, donc c’est, c’est une matière, déjà, écologique, puisqu’on ne jette pas forcément le verre : si je me trompe dans une pièce, je le jette pas forcément , je le garde, et parfois, je, plus tard, tiens, ah oui, on peut le refusionner pour en faire autre chose. Donc je ne jette pratiquement rien.

 

Gabrielle : D’accord. Et alors, comment est-ce que cette passion t’est venue ? Comment est-ce que tu as commencé à faire ça ? Ça fait longtemps, d’ailleurs ?

 

Tú Anh : Bé, ça fait déjà, euh… Le tout début, en fait, je l’ai vraiment commencé comme hobby, plutôt que comme un métier que je pourrais faire. C’est… Voilà, j’avais envie de fabriquer des, des objets, entre autres pour des sacs parce que j’étais plus dans le textile, dans les matériaux souples, et dans la couture, tout ce qui est vêtements, sacs, trousses… Et en fait, j’avais commencé à f…, à reprendre ce métier après 11 ans de restauration , donc, ce qui n’est pas du tout la même chose… Et quand j’ai fait les sacs, il me manquait pas mal de choses, entre autres les fermoirs des sacs, que je n’arrivais pas à trouver à mon goût, ou des choses très classiques.

Alors je me suis mise à chercher une matière, que je pourrais travailler assez facilement, qui soit quand même assez colorée, et qui soit réutilisable, retransformable, ou qu’on puisse le modeler aisément . Et j’avais pensé à la pâte Fimo, qui est une pâte polymère, mais pour le chauffer, ça dégage forcément des odeurs, des solvants et j’ai pas trouvé ça très, très écologique. Donc du coup , j’ai cherché une autre matière et c’est là que j’ai rencontré un verrier qui est sur Pissos , qui est un petit village des Landes. Et ce verrier souffle des vases, des, des plats, et j’ai trouvé son travail tellement magnifique que je me suis dit : « c’est ça qu’il faudrait que je fasse comme fermoirs », un objet qui puisse être transportable, en verre.

 

Gabrielle : Ouais, ouais.

 

Tú Anh : Et avec ces couleurs, avec ces inclusions de, de fer, de, de bulles, parce qu’il faisait énormément de bulles… Ah, d’ailleurs aussi, il y a, il y a un souffleur de verre à Brantôme, qui est très connu. Voilà, c’est le travail du verre en général. Et je me suis dit, « Tiens, je vais commencer à me, me renseigner sur le travail du verre », et c’est là que j’ai découvert en fait les gens qui fabriquent des perles, des perles en verre filé. Et c’est là que j’ai commencé à me lancer dans le verre. Mais pas forcément pour les bijoux. Et c’est par la suite que je me suis mise à faire des bijoux.

 

Gabrielle : Et depuis quand alors c’est ton activité professionnelle ?

 

Tú Anh : Euh, depuis… professionnelle, ça fait deux ans, que je me suis vraiment mise à, à vendre mes créations. Mais ça fait, je, je pense, 5 voire 6 ans que je travaille le verre, enfin, que, que j’essaye de travailler le verre et que j’essaye de… d’« apprivoiser » la matière. Voilà.

 

Gabrielle : Et alors tu as une boutique pour vendre tes bijoux.

 

Tú Anh : Voilà.

 

Gabrielle : Tu peux nous dire où c’est ?

 

Tú Anh : Eh bé, j’habite à Bordeaux, déjà, et donc j’ai ma boutique dans Bordeaux centre, une toute petite boutique qui fait atelier en même temps, et ce que j’aime aussi dans ma boutique, c’est d’exposer aussi d’autres créateurs, que ce soit des peintres, des graphistes, j’ai des petits tableaux, bé, d’amis ou de gens que je connais, dont j’apprécie le travail. Et voilà. J’aime allier mon travail avec ceux des autres créateurs. Voilà. Je trouve ça sympa aussi de partager un espace en commun, et pas d’être seul dans son coin. Voilà.

 

Gabrielle : Donc ça fait plein de rencontres, en fait.

 

Tú Anh : Ouais, ouais, ça fait plein de rencontres. D’ailleurs j’ai rencontré une, une personne qui fabrique des chapeaux, donc, qui s’appelle Charlotte, et voilà. Et je me suis dit que ça serait bien de, d’allier le verre, tout ce qui est sculpture du verre, avec ces magnifiques chapeaux en feutre ou en laine.

 

Gabrielle : Tu as plein de projets, c’est formidable !

 

Tú Anh : Ouais. Et puis de toute façon, les projets, ça… c’est en rapport aussi avec les rencontres qu’on fait. Donc là, j’ai eu la chance de rencontrer cette personne qui est, voilà, qui est ouverte aussi à, à tout ça, et ça, ça fait de, de jolis mélanges !

 

Gabrielle : Bien, bé écoute, on va mettre des photos à la suite de cette interview comme ça les gens pourront voir à quoi ça ressemble !

 

Tú Anh : Voilà. Et puis vous êtes les bienvenus dans ma boutique à Bordeaux !

 

Gabrielle : Allez à Bordeaux, allez voir Tú Anh ! Merci !

 

Tú Anh : À bientôt !

 

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